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 no future, no rich, this is roma bitch (Claudius)

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Othello Maure
Message(#) Sujet: no future, no rich, this is roma bitch (Claudius) Mar 11 Aoû - 20:19



L'eau qui clapote et eux mouillés jusqu'aux os. Tout est un peu douloureux, leurs visages sont coupés ça et là et pourtant aucune blessure sérieuse - c'est qu'ils n'y sont pas parvenus. Ils lancent leurs poings dans l'air, à quelques centimètres l'un de l'autre. Titubent dans la fontaine de Trevi comme des malpropres. Putain je vais te Articule Othello dans un borborygme. Ils ne sont que l'ombre d'eux mêmes, bien ridicules. Il faut savoir qu'il y a cinq minutes le Maure était à quatre pattes et que son pantalon est dans l'état de celui d'un enfant de trois ans qui mouille encore son lit. Tu savais que t'étais un gros connard ? Son répertoire d'insultes s'est réduit au rythme des verres s'enfilant dans son gosier tout au long de la soirée.
Celle ci a commencé trois heures plus tôt, dans un bar de strip tease quelconque. Othello n'aurait pas moufté à l'entrée subite de Claudius s'il n'avait pas déjà eu un certaine dose d'alcool dans le sang. Voir débarquer un indésirable pareil quand on est en plein début de grosse bringue a quelque chose de contrariant. Il s'était levé dans les règles de l'art pour apostropher le roi du pétrole, accompagné en arrière-plan par les petites fesses des danseuses remuant sur la piste. Le regard de tueur qu'il avait reçu en retour avait lancé le thème. Il y avait eu des "ta race" et autres vulgarités bien dosées, ou comment descendre de son piédestal avec une rage contestataire. La haine d'Othello pour Claudius et tout ce qu'il représente, habituellement en sourdine, s'était épanouie comme un champignon nucléaire à la lumière de plusieurs bouteilles de vodka et un chianti, "pour la mesure et l'image".
Othello glisse sur une algue d'eau douce quelconque et s'explose l'arrière du crâne sur un rebord. Au lieu de le laisser à terre, ça l'énerve encore plus et il se relève avec l'intention ferme de buter le prince de Rome. Dans son état normal, c'eut été inquiétant et furieusement dangereux. Là, ça s'assimile à une menace de cour de récré. Il se jette sur le corps massif et les voilà tous deux les quatre fers en l'air dans l'eau, buvant à moitié la tasse par habite d'ingérer du liquide. Pendant quelques secondes on pourrait croire la trêve lancée par lassitude, par sens pratique, par pure raison. Mais plus ou moins vif, Othello encercle la gorge de Claudius de ses doigts. Il n'a même pas assez de force pour serrer véritablement, et sa faiblesse le fait trembler de rage. Tu te tais. Assène-t-il au visage de Claudius, complètement silencieux, à quelques millimètres du sien. Ils dégagent une odeur de gnôle à faire pâlir un pirate. Ta gueule. C'est vrai c'était pas assez clair la première fois. Il tend un index qui se veut imposant. Développe bientôt un majeur en remplacement, qu'il colle sur le nez de son rival, lui écrasant sympathiquement. Puis il lâche sa proie et s'écroule à nouveau sur le dos, incapable de plus.
La nuit est tranquille à Rome, les clampins qui passent n'ont pas encore identifié les deux soulards dans la fontaine qui tentent de se battre et font juste valser le vide. Le monde valdingue, Othello se croit sur un de ses bateaux et s'y sent beaucoup plus mal qu'à l'ordinaire. Sa bouche a envie de déverser un flux non stop d'insultes vertes et pas mûres mais un instinct lui recommande de garder les lèvres closes -non point par politesse, mais pour éviter l'inévitable reflux de son estomac. Il lui faut juste encore une ou deux minutes de répit et ensuite, c'est clair c'est sûr c'est promis, il reprendra la bataille.

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Claudius Helsingor
Message(#) Sujet: Re: no future, no rich, this is roma bitch (Claudius) Sam 15 Aoû - 2:33


this is roma bitch
La fumée de l’encens s’éparpille en exhalaisons épicées. Le royaume des stripteaseuses à nos pieds. Portes béantes, enfer halé, parfums sulfureux. Un regard vers les sultans, une belle gueule parmi la foule des impavides. Il reconnaît le Maure insolent rien qu'à l'odeur iodée. Ce n’est pas la première fois qu’ils s’insultent des yeux. « Pourriture » grincent les dents. On repousse doucement le moment d’en venir aux mains. Cela démange dans les membres pourtant, on se prend à espérer un esclandre public. Le sang est belliqueux dans les artères de ces échaudés. Après un flot d’anathèmes, un pari fou qu’ils se balancent : séduire le plus de filles. Les corps s'enroulent, les jambes sucrées des déesses vespérales excitent les sens. Un défi pour deux énergumènes incapables de perdre en vertu de leur ego et honneur familial.

Claudius trône majestueusement au milieu de ce capharnaüm, la cape de soie glissant de ses épaules révélant le dos osseux et les muscles noueux du torse. Les mains des succubes l’encouragent à s’exhiber davantage. Il s’oxygène entre les cuisses splendides des courtisanes qui empêchent les attouchements toutefois. Puis l’horreur naît. Le vice a le goût du sang. Le vice est contagieux. Lames qui traînent, effilent les omoplates, traçant des ailes imaginaires. Tatouages qui ne cicatrisent que difficilement. Le Helsingor s’en donne à cœur joie, ne perdant pas le compte de ses conquêtes sur lesquelles il appose sa marque. Onze chacun, il faut se départager maintenant, qu’importe le moyen. « Apportez l’hydromel et l’ambroisie. » Boissons célestes que la gorge réclame sans cesse. Coloris ambrés dans les verres longilignes et cornes d’abondance. « Cul sec ! » Sinon quoi ? Un gage ?

Trois heures plus tard, la fosse aux lions, Trevi by night, gladiateurs de métier rugissant comme des fauves affamés, grands seigneurs combattant bravement, les poings en acier fondu, qui s’échinent en grognements gutturaux dans une manœuvre sordide d’intimidation. Bientôt ça sera une menaçante danse de gorilles courroucés, les mains frappant les pectoraux – eh oui, nous en sommes là, hélas, Tarzan bis. La rage s’abat sur l’autre dans un torrent de jurons bien ou mal sentis. C’est un ballet dont la chorégraphie est charcutée royalement. Ils tombent, se relèvent, Laurel et Hardy, putain de, ils glissent, trébuchent, s’éclaboussent, froissent les rares vêtements non déchirés, le reste n’est que haillons qui pendent lamentablement. Le tableau est glorieux pour tout avouer. « Couille molle, s’pèce d’infâme crevard. » Délicat, subtil, remarquez la finesse d’esprit. C’est un art de l’injure.

La vodka, le rhum, le whisky, les cocktails divins précédemment mentionnés, bouillonnent dans les veines, achèvent le processus d’abrutissement et de déshumanisation. Deux corps qui luttent, s’entrechoquent sans conviction. Pas un hématome, même pas la force de lever le petit doigt. Les mains n’atteignent jamais leur cible, la trajectoire s’inverse, les coups ne font guère mouche, s’égarant dans le vide. Allongé dans la flotte noirâtre, le maître de Rome s’égosille encore malgré les mains qui l’ont enserré. « Alors fillette, déjà au bout de ta vie ? T’en peux plus ? » L’incohérence et le surréalisme de la situation ne lui sautent clairement pas aux yeux. Il est tout à fait normal de se battre à moitié nu dans une fontaine plus vieille que leurs aïeux respectifs. A cheval sur son adversaire, Claudius l’écrase de son poids. Le visage touche presque celui qu'il baptise de « chacal, charognard, belette farcie, putois, cornichon en décomposition » et autres termes que la décence ne me permet pas d’inclure ici. « Ta gueule d’angelot, je vais…j’vais l’extermineuh…je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier qui rigole aura une... » micro-tapette contre la joue.

Black out. Il s’écroule aux côtés du Maure, la bave aux lèvres. Comme si dix minutes suffiraient à le remettre d’aplomb. Ce n’est pas la forme olympique. Sortir de cette pseudo piscine ne sera pas un jeu d’enfants. Dans un ultime sursaut de conscience, Claudius traîne son camarade de beuverie hors de l’eau. Ils errent dans la rue. Le grand manitou entame un chant guerrier. « Et les petits poneys ils…dans les prés…campagne rose…bubulles… » Combien de temps avant que les autorités ne les récupèrent en garde à vue ? Estimation : deux minutes et trente secondes.

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Othello Maure
Message(#) Sujet: Re: no future, no rich, this is roma bitch (Claudius) Mar 1 Sep - 22:21

C'est tout ? Voilà la première chose qu'Othello s'était dit, découvrant le torse puis les jambes de son ennemi juré. Il s'était imaginé du béton armé, du matériel de statue en bronze immuable, et voilà qu'il découvrait un type musclé assez banal, finalement pas si beau gosse, pratiquement dénué de poils. Il s'en rappelle au moment où Claudius, poids mort à cheval sur lui, le traite de fillette. Mais mon gars de quoi tu me parles t'as même pas de poils je suis sûr t'as jamais réussi à avoir une barbe Le concours de conquêtes avait été une catastrophe. A l'un on ne pouvait dire non par peur de son courroux, à l'autre on ne pouvait dire non parce que sa famille possède le bordel (et parce qu'il est fucking charmant aussi, il faut l'admettre). Se retrouver à égalité n'avait fait qu'attiser la fureur des deux hommes - des deux gosses, pardon. A concours de femmes s'ajoute toujours concours de boisson et entre deux titans, point de fin. Bientôt leurs corps perdent leur superbe et s'écrasent sous le poids de l'alcool et des coups qu'ils ne se donnent pas. Se retrouver dans la fontaine de Trévi, c'est comme un rideau de théâtre qui s'ouvre pour Othello. Il ne se souvient pas comment il est arrivé là et le voilà en plein milieu d'une scène, au moment où il doit sortir sa réplique qu'il ne connaît absolument pas. ...Que, quoi? Une gueule de quoi? Mais attends mais toi ta gueule mais t'es un bol de spaghetti pas cuits putain tu t'es vu bâtard Il pose l'intégralité de sa main sur le visage de Claudius. Il avait prévu un coup de poing mais on dirait juste qu'il prépare la fabrication d'un masque en argile et c'est furieusement délicat là où ça se voudrait ultra violent. Il ne finit même pas sa phrase parce qu'il est occupé à rigoler comme un malade. Je te tiens tu me tiens il y a joué mille fois avec Viola quand ils étaient plus jeunes et il s'arrangeait toujours pour éclater de rire avant, pour le plaisir de voir les yeux de la gamine briller au moment délicieux où elle pouvait lui foutre une gifle et lui prouver qu'elle n'était pas une fillette - justement. Donc c'est un réflexe. On lui pose la main sur le menton il se marre. Surtout ivre. Son corps inerte se retrouve secoué par les vagues que produit Claudius en s'effondrant à ses côtés. Mec t'as une bulle entre les lèvres on dirait un mini enfant Ça ne fait qu'augmenter son fou rire. Si jusqu'à présent leur dialogue n'était qu'un échange de phrases se voulant haineuses, celle là sort presque comme une sympathique alpague à un meilleur pote de beuverie. Il se poile encore quand le roi du pétrole trouve la force (dieu sait où) de l'attraper par les épaules, de le traîner hors de l'eau et de le lever.
Il regarde Claudius sautiller comme une bergère dans les montagnes (il ne lui manque que les couettes et bordel il a tellement envie de s'approcher discrètement par derrière et de lui en faire mais il sait qu'il n'y arrivera pas physiquement) et chantonner mais tout d'un coup ça l'agace. Arrête ducon j'ai trop envie de monter à cheval maintenant. Voilà l'idée brillante qui naît avec la vigueur d'un nourrisson. Attends mais attends mais attends Il y a des écuries Maure à cinq minutes d'ici. Des purs sangs arabes superbes, délicats à monter mais sans pareil une fois maîtrisés. C'est bien entendu une idée de merde vu leur taux d'alcoolémie mais sans attendre de réponse Othello prend Claudius par le bras et l'entraîne dans la ruelle à droite. Et là ça se transforme en film-comédie bien légère. Sans le détour soudain ils seraient tombés nez à nez avec les autorités marchant paisible au bout de la rue débouchant sur la fontaine. Et maintenant voilà les deux hommes qui courent-titubent dans la direction opposée sans même avoir cherché à s'échapper. L'odeur de cheval, de cuir des selles empli vite les poumons d'Othello. A nouveau le black out, il ne se souvient plus de comment ils sont arrivés là et quand il se retourne son compagnon improbable est allongé face contre terre.
Il s'approche doucement. Son premier réflexe mental est d'aider mais son corps le bat à nouveau à plate couture et le voilà qui s'assoit à cheval sur le dos de Claudius sans même s'en être aperçu. Il se remet à rire comme un enfant et les chevaux piaffent de concert. TU VEUX QUOI COMME DADA CLAUCLAU ? Il se penche pour hurler dans l'oreille du roi d'airain.

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Claudius Helsingor
Message(#) Sujet: Re: no future, no rich, this is roma bitch (Claudius) Dim 27 Sep - 17:37


this is roma bitch
Deux coqs (au vin), deux taureaux aux cornes fendues. Production de testostérone, hypertension. Les deux boloss ne savent absolument pas comment se départager. Les solutions sont donc radicales, extrêmes. Malgré tous leurs tests foireux (femmes, alcool, probablement drogues dures), ils en sont au même point mort. Là ils dégustent. Pas de coma éthylique mais presque. Improvisation totale. Les deux belligérants ont perdu leurs répliques dans la flotte noirâtre. Ils ne savent plus rien, néant total, béance dans le cerveau rouillé. « Moi au moins j'ai du poil aux fesses, gueule d'ange. » On ne sait pas par quelle énergie ils arrivent encore à se traîner, se soutenant plus ou moins. Ils vont jouer à Haidi dans les prés sur des canassons multicolores. L’idée les a traversés. Trop tard donc. Ils évitent de peu les autorités et déambulent comme deux larrons en foire. Oh que oui, c’est la fiesta.

Le noir. Un sursis de courte durée. Et la lumière fut. Claudius ouvre un œil hagard. Un gros tas est assis sur lui, qu’il repousse maladroitement et faiblement. « Dégage ducon. » C’est qui le dada hein ? Non il n’a pas compris un traître mot hurlé dans son tympan bousillé. Il s’assoit sur le monsieur, roule dessus en se tordant de rire parce que ça fait « huuuh ». Et plus il appuie, plus le bruit recommence. C’est tordant. Y’a peut-être un peu d’eau qui encrasse les poumons aussi… « C’est toi qui bulles maintenant. » Othello est devenu un joujou. Clauclau lui fout la paix finalement et regarde les chevaux d’un œil émerveillé. Il est plus doué pour les chutes mais dans l’instant présent, il s’en contrefiche. L’idée fixe ricoche. Il s’y tient, à la vie à la mort. « Je prends le noir. Vas-y, aide-moi. » Il pose un pied sur le dos de son compagnon et se hisse – à l’envers évidemment – sur la selle à moitié défaite car il n’est pas doué, on l’a déjà dit non ?

Un poil effrayé, le canasson part au trot hors du box, manquant d’écraser le Maure. Il lui tourne autour jusqu’à ce que Claudius chope son camarade et le tire de toutes ses forces dernières sur la selle qui glisse un peu plus. « Et maintenant ? C’est ton plan foireux là, on fait quoi ? » Ils galopent à travers les rues vides en riant de plus belle. Il se passe deux, trois heures peut-être, le soleil pointe et les deux beaux gosses sont torses nus, hurlant d’un rire sorti de l’asile le plus proche. Il ne fallait pas rêver, les autorités ne manquent pas de les mettre en garde à vue. Ils ronflent l’un sur l’autre dans la même cellule. Claudius s’éveille, écrase derechef son compagnon d’infortune. Il voit les barreaux. « Et merde. » C’est un soupir fataliste qui s’échappe de ses lèvres sèches. Des flashs de la veille lui reviennent. Les mains sur le corps du sieur Maure, il se demande si… « Me dis pas qu’on a… » Horrifié, catastrophé. Il ne reste qu’un boxer sur ses fesses, il en est de même pour le crevard à ses côtés. Bordel de…si attouchements il y a eu, il veut s’en assurer, comme s’il avait encore une once de dignité…

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