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 SOME ARE BORN TO ENDLESS NIGHT | PROSERPINE & CLAUDIUS

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MESSAGES : 425
INSCRIPTION : 23/07/2015
PSEUDO : NUIT BLANCHE
AVATAR : MADS MIKKELSEN
ALLÉGEANCE : HELSINGOR
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Claudius Helsingor
Message(#) Sujet: SOME ARE BORN TO ENDLESS NIGHT | PROSERPINE & CLAUDIUS Lun 27 Juil - 14:38


some are born to endless night
Un bain et une cigarette, Claudius éprouve un bien-être authentique à s’immerger dans ce cocon aquatique. Nymphes liquides qui embrassent l’épiderme rugueux. Les mécaniques infernales s’activent tout le jour, il a besoin de se draper de silence. La chaleur détend la musculature tendue et les traits profondément marqués comme dans de l’argile. Il est une figure d’austérité malgré son corps avachi comme ces anciens empereurs romains sur leur couche, mangeant leur grappe de raisins, bénis par le dieu Bacchus. Il ne s’embête plus à fermer la porte, il sait. Imprudence délicieuse. Il sait qu’un regard s’y engouffre, il sait qu’on l’observe, il sait qu’on prend ses mesures dans le sommeil d’un moment. Il a l’habitude d’exhiber, sans le vouloir véritablement, sa nudité à l’œil gourmand. La première fois, il n’avait guère apprécié l’investigation gratuite de sa personne. Un peu de pudeur que Diable. Et maintenant, il accepte, non sans raison. La Belle de nuit sait taire ses remords. La Blonde hors champ fait de lui un homme soumis, esclave de sa folie et de son voyeurisme à outrance. Incapable de la réprimander, incapable de ne pas jouir de cette victoire sur son frère aîné, amputé soudain de l’amour et l’admiration de sa bien-aimée. Claudius devrait certainement avoir honte d’éprouver du plaisir en cet instant alors que se faufile une présence familière, un parfum d’abord, musqué et hallucinatoire.

« On ne vous a donc jamais appris à toquer avant d’entrer ? » Qu’il aboie le Cerbère. C’est la base pourtant, une politesse dont elle se fiche, outrepassant les règles comme bon lui semble. Il la juge durement de sa pupille fourbe. Un costume trois pièces qu’elle tend, tout sourire. Un costume de pingouin. Panique interne, il se désagrège. Il voudrait rester sous l’onde claire, trop claire, trop transparente à son goût. « Encore un smoking castrateur. » Grince-t-il méchamment. Plus d'une fois, il a retrouvé de beaux atours sur son lit. Vêtements sur mesure. Connaît-elle mes mensurations par cœur ? Naïf, il avait cru à une erreur et était allé les enfermer dans l'armoire du frère honni. Erreur fatale n'est-ce pas ? « N’avez-vous pas un mari pour vous accompagner et servir de pot de fleur ? » Il a la terrible impression qu’on le déguise constamment, qu’on le prend pour un animal de cirque ou un brave jouet. Assez, assez. Il arbore sa moue boudeuse, pas prêt de sortir de sa baignoire en ivoire. Il croise les bras sur sa poitrine, convaincu que cela pourra assurer clairement qu’il ne sera pas son gentil toutou. Il soutient le regard d’or avec aplomb. Non, non, vous ne m’aurez pas. Bon d’accord. Il doit toujours capituler. Il finira par se mépriser pour son comportement indigne d’un dominant.

Il se relève lentement, feint d'être à l’aise dans ce simple apparat. « Puis-je au moins m’habiller…seul ? » Très légère insistance. L’embarras le prend aux tripes indubitablement. Il enroule son bassin dans sa serviette, vaine protection. Il met les rougeurs sur ses joues qu’il entrevoit dans le miroir sur le compte des vapeurs du bain. La Gorgone reste plantée là, à contempler ses maladresses d’adolescent. Il enfile les vêtements sans la quitter des yeux. Qui sait ce qu’elle pourrait faire s’il n’est pas suffisamment vigilant ?

Lorsqu’il est question de la cravate, encore un accessoire pour le rabaisser, il s’emmêle dans ses gestes. « Bordel. » Vulgarité transcendante. « Je vous saurais gré de… » Esquisse d’une parole convenue. Penaud, le Nordique fixe ses pieds. Un gosse, une mauviette, une chaussette mal repassée. La honte inacceptable le tétanise. Déstabilisé, lui, un Helsingor. Tout cela pour une Diable de femme. Il lui en veut d’appartenir au Beau Sexe. Il lui en veut de faire ployer ses tentatives de la dédaigner. Il lui en veut d’accaparer ses rêves, doux fantasmes qu’il nourrit depuis tant d’années.

(C) AMIANTE

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Message(#) Sujet: Re: SOME ARE BORN TO ENDLESS NIGHT | PROSERPINE & CLAUDIUS Lun 27 Juil - 21:34


some are born to endless night
Un mot est déposé, gribouillis vulgaire dont elle ne déchiffre que quelques lettres, assez pour comprendre que l’époux n’est pas là, absent pour la soirée et probablement pour quelques jours – adieu la charogne ! Un absent qui l’abandonne pour une soirée, comme toujours. Des excuses qu’il se trouve, des voyages, des conférences, des horaires tardives. Elle ne lui en veut pas, au contraire, elle jubile de la liberté retrouvée. Mais l’opéra, seule… c’est une idée intolérable, assez pour envisager de se trouver un nouveau compagnon, un pot de fleur, une discussion charmante, de quoi la tenir en éveil pour la soirée. Les noms sont nombreux, d’une liste interminable qu’elle évoque, des noms qu’elle barre immédiatement pour des critères qui n’appartiennent qu’à elle. Aucun n’est satisfaisant. Jusqu’à… lui. C’est toujours le même qu’elle vient voir, vers lui qu’elle se faufile lorsqu’elle a une demande. Diablesse. La soie pourpre couvre les épaules, le travail de quelques minutes pour prétendre à la perfection attendue. Un œil unique qui observe, l’autre mort et blanc. L’œil de ses visions, hurlent les religieux fanatiques.

La maison vide qu’elle parcourt, du fils absent, retenu dans quelques laboratoires, et les autres membres qu’elle côtoie pour la bienséance, les sourires autorisés, les courbettes alors qu’elle crache dans leur dos. Les couloirs interminables et le blanc impeccable. Les talons claquent une valse mortuaire. Elle vogue à ses idées singulières, à cette envie de trouver l’autre, celui qu’elle aurait du avoir, celui qui ne comprend toujours pas. Le frère du mari. Claudius qu’elle trouve toujours dans la salle de bain. Lui qu’elle imagine mourir d’une crise cardiaque à chacune de ses entrées théâtrales. Ça n’y manque pas. La porte qui grince et cognent les mots assassins. Toujours ce même comportement de gosse apeuré. Elle tient le costume d’une main, la confection parfaite. Les mesures prisent après quelques regards dérobés. Un soupir qu’elle retient alors qu’il réplique encore la même chose. Lui qui se voit comme une jolie poupée qu’elle habille – peut-être. Les tissus qu’elle dépose sur le rebord de la fenêtre. Les lippes s’étirent, joueuses à la remarque d’un mari disparu. « Cassius est absent… en voyage pour quelques affaires qui ne me concernent pas » Des affaires qui ne l’intéressent pas. Des affaires qui lui permettent d’arranger sa vie à sa guise. « Vous êtes le candidat idéal pour cette soirée » D’une liste qu’elle suggère, la liste d’hommes précédemment barrée. Eux qui chuchotent qu’elle se donne à tous, qu’elle n’a aucun regard, corps offert. Chiens à la langue tranchée. D’aucun qui ne sait être satisfaisant, eux qu’elle regarde avec dédain et vole une balle dans la caboche. Un rire qui ricoche à la vision de la mine boudeuse. Une expression qu’elle lui connaît bien, de celle qu’il n’a pas abandonné avec les années. Inutile. Proserpine n’est pas à s’enfuir pour quelques refus. Au contraire. « Je l’admets… Cassius est un pot de fleur, une tâche… mais vous serez de meilleure compagnie, je l’espère »

Un sourcil qui s’arque à la vue du corps dénudé. Plaisant. Ça l’a surprendra toujours. D’un œil unique qui observe sans détour. A toujours noter chaque détail. Voyeurisme certain. Elle est adossée au mur, tête légèrement penchée de côté. Joueuse. « La pudeur est une donnée absente et comme vous êtes incapable de nouer une cravate correctement, voir de boutonner une chemise… » Au souvenir d’une chemise de travers. Et les cravates ! Un cours qu’elle devrait lui donner. D’un mouvement reptilien, elle glisse vers lui. Le son des talons soufflé. Les mains passent au torse, glissent sur la chemise déjà abimée par les efforts. Les boutons que, pour une fois, il a su placer dans l’ordre. Miracle ! Le tissu pend de chaque côté, le nœud qu’elle s’amuse à créer, complexe, d’un qu’il ne pourra pas défaire seul. Oups. Le nœud qu’elle serre de trop et enroule le tissu à ses doigts. Lui qu’elle tient en laisse, à l’obligation qu’il se baisse vers elle. « Vous pouvez signaler à vos molosses qu’ils n’auront aucune utilité ce soir ? » Les gardes du corps qu’il se traine partout. Eux qu’elle envisage à chaque instant de piétiner. Murmure à l’oreille. La sortie vers laquelle elle se dirige. D’une parole qui s’étouffe dans sa gorge en entendant un grognement, suivi d’un son monstrueux. Corps crevé sur le carrelage. Elle pivote vers le Maladroit et marche en sa direction, à croire qu’elle ne va pas s’arrêter. D’une aiguille meurtrière qu’elle pose sur le masculin, menace et s’y enfonce. « Dois-je tout vous apprendre ? » Les mots au sens douteux. D’une chute qu’elle commente, de sa maladresse ou d’autres idées ? Le sourire répond. Ils ne s’apprécient qu’à la souffrance. Elle repart vers la porte. Ignore Claudius. « Je vous attends dehors, choisissez un bolide avec une banquette arrière confortable » Pas un regard pour lui. Chevalier adorable.

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Claudius Helsingor
Message(#) Sujet: Re: SOME ARE BORN TO ENDLESS NIGHT | PROSERPINE & CLAUDIUS Mar 28 Juil - 23:43


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On l’habille comme un singe savant. Qu’attend-elle ? Une pirouette ? Un tour de magie ? Il multiplie les maladresses, rester bloqué dans sa manche, c’est bien son genre. Nœud de cravate qui lui serre la gorge soudain, la douleur exquise. Il étouffe entre les doigts de la fée Carabosse. Un regard filou, la salive qui reste coincée au fond, les balbutiements étranglés qu’il éructe difficilement. Il n’arrive plus à jouer les beaux bruns ténébreux, pas quand la sorcière est dans la même pièce que lui. Les dîners virent à la torture. Des genoux qu’on frôle par mégarde, des pieds qui se cognent, des mains que l’on cherche sous la table de chêne aux armoiries de la famille, le sourire entendu qu’on échange. Clin d’œil qui ne laisse pas indifférent. Un brin de folie furieuse. Et Cassius, le brave, statue sacrée en face, qui pourrait les stopper d’une seule parole, le crédule ne remarque pas les envies qui habitent deux êtres, dont l’attirance est fulgurante.

Cassius absent, est-ce le rôle du cadet de prendre la relève, de surveiller la vile femme afin qu’elle ne commette aucun impair ? Un jour, l’aîné lui a dit de prendre soin d’elle. Cela ne sous-entendait certainement pas de tomber fou amoureux. Il a dû comprendre de travers. Mais c’était déjà trop tard. La jalousie ça conserve visiblement. Poussant un soupir, il se plie aux exigences de la Belle. « Je n’apprécie pas savoir que j’ai des concurrents pour cette soirée. » Jamais il n’a supporté de perdre, quel que soit le jeu. La triche est devenue comme une seconde nature. Échec et mat mon cher frère, ta femme est à moi ce soir. L’idée l’obsède jusqu’à la syncope. Ne pas l’approcher trop près avant de se brûler les ailes. Elle avoue la vacuité de l’existence de son mari, la victoire est trop belle, Claudius ne réalise pas. Des audaces qui le dérident. « Je serai tout ce que vous voudrez que je sois. » Un baisemain, cruelle empreinte sur la candeur de la peau d’albâtre. De feu et de glace. Il la relâche aussitôt, furieux qu’elle prenne ce ton aussi condescendant avec lui. « Je ne suis plus un gamin. » Prouve-le donc. C’est juste qu’il n’avoue jamais ses faiblesses.

Les molosses qu’elle signale le fait sourire. Doit-il vraiment prendre cette invitation pour un…rencard ? Les aveux derrière les paroles inachevées. Chef-d’œuvre d’une veuve noire, l’araignée qui tisse sa toile. Il attache un pugio rétractable à sa ceinture. Il ne comprend pas ce qu’il se passe en une fraction de secondes, une serviette volante, le tapis contre sa tête et un talon au mauvais endroit. L’aiguille lui crispe le visage. Une onde de plaisir le submerge. Une main qu’il pose sur la cheville. Il a toujours trouvé cela fascinant chez les femmes. A la fois fragile et érotique. Il la repousse, aperçoit par inadvertance le sous-vêtement manquant. Aucune remarque sur cette possibilité, il a dû fabuler intérieurement. Les mots claquent à ses oreilles, le réveil comme une douche froide. Mécaniquement, il réplique : « Une banquette pour votre futur cadavre ? »

Le Helsingor demande à ses gardes du corps de ne pas les épier comme ils savent si bien le faire. Prenant le premier bolide digne de ce nom, monstre grognant auquel il a ajouté des pièces et un moteur surpuissant, il s’arrête à l’entrée de la pyramide titanesque, version mégalomane de l’esprit familial. « Princesse, le carrosse est avancé. » Ils s’engouffrent dans le noir. Rome qui défile, beauté légendaire. Il ne craint aucun attentat contre sa personne. Il ne craint pas les ombres, rogné par elles depuis trop longtemps. « Don Giovanni. Comptez-vous séduire ou être séduite ? » La roue de fortune, les Parques, foutaises, il sait ce qu’il veut, il fabrique son propre destin et s’il veut pécher ce soir, cela viendra de son propre gré. « Ne va-t-on pas croire que je suis votre légitime époux ? Si Cassius apprend pour ce quiproquo... » Ironie passagère. Le vent léger à travers la vitre entrouverte l’ébouriffe. Il se sent fort et apaisé. Il conduit comme un conducteur de Formule 1. Des négligences, la prudence qu’il remplace par l’excès. Les passants qu’il pourrait écraser sans s’arrêter. Et cette incontrôlable soif de plaire. Il sait pertinemment quelle est la limite à ne pas franchir et il a déjà un pied mordant la ligne. Un bonheur factice, complètement surfait et fantasmé, le sentiment qu’elle est sienne.

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