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 FLESH AND BONES | NUDISTE BRANDILLEUR & REINE-CLAUDE

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MESSAGES : 425
INSCRIPTION : 23/07/2015
PSEUDO : NUIT BLANCHE
AVATAR : MADS MIKKELSEN
ALLÉGEANCE : HELSINGOR
OCCUPATION : LORD OF WAR
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Claudius Helsingor
Message(#) Sujet: FLESH AND BONES | NUDISTE BRANDILLEUR & REINE-CLAUDE Mar 4 Aoû - 1:43


flesh and bones
La sueur, le sel sur la peau, les muscles noueux des titans trempés de cette violence légalisée et déployée férocement, dont l’épicentre est l’édifice le plus imposant de Rome. Le cadet des Helsingor ne rate pas les combats dans l’enceinte du Colisée. Caprice qu’il s’octroie entre deux ventes d’armes. Dérive récurrente d’un être qui accorde une place primordiale à son autosatisfaction. Ce ne sont plus des hommes qui officient ici, mais des demi-dieux, athlètes fulgurants qui n’ont plus peur de mourir. Le sang est un doux élixir, certains se repaissent, prennent goût au rouge. Les armes à la place des mots, les luttes officielles versus les coups bas. Le but est de réduire le taux de mortalité croissant intra et extra familles par le biais des gladiateurs que l’on sacrifie sur l’autel des braves. On les érige en héros alors qu’ils ne sont qu’un grain de poussière dans le rouage des grands de ce monde. Les mises à mort sont très à la mode depuis que la famille régnante a mis un point d’honneur à les privilégier, finançant des armes redoutables. Pugios à lames rétractables, hallebardes électriques, glaives lasers, cimeterres empoisonnés et faucilles qui vous écorchent vif. L’armurerie Helsingor regorge de trésors incomparables. Il s’agit d’une vitrine de fiers forgerons sur laquelle trône l’éminent Héphaïstos. Marché géant que Claudius se fait un plaisir de nourrir de ses folles inventions toujours plus coûteuses et ambitieuses. Les gammes de produits s’adaptent aux besoins de la clientèle avide de faire verser le carmin. Comment tuer son prochain ? Avec ou sans douleur, séquelles à perpétuité, intimidation, brûlure, poison…autant d’options teintées d’humour noir. Servir le Mal commun aurait-on tendance à déclarer à son sujet. Dans son dos, on murmure des atrocités. Meurtrir serait son second prénom.

Revenons aux champions qui s’éclaboussent de A+, B- et O. Le sang mêlé au sable ravive la fascination morbide et intensément sexuelle. Un pari grandiloquent, une aliénation, l’argent qu’il hurle à pleins poumons, le guerrier au service des Lear qu’il hue comme s’il était question d’une vedette internationale – dans ce cas précis, comme le loup saignant le chien. L’équilibre des forces bascule vite. Ce n’est pas la première fois que Claudius encense un des molosses. Un en particulier échauffe son amour immodéré pour les belliqueux. Une pure catharsis, l’émotion à son comble. Un tel érotisme et une telle exhalation de testostérone dans ces duels. C’est toujours le même à qui va sa préférence. Il est son mécène inconnu, celui qui parie toujours des sommes astronomiques, plusieurs zéros après le premier chiffre.

Le souvenir de ces Hercule à l’apogée de leur grandeur éclate dans sa mémoire chevrotante, escalade du plaisir tandis qu’il dévale les marches romaines deux journées anodines plus tard, menant vers les bas-fonds, abysses saoules, là où tout naît et meurt mille fois plus vite qu’en haut. La carcasse qu’il daigne traîner dans les aigreurs du soir. Il est ce solitaire acariâtre qu’on reconnaît à la démarche hachée. On recule sur le passage de cette silhouette agressive et ce faciès bourru trop reconnaissables par la plèbe. Il se perd pour mieux se retrouver chaque nuit. Cigarette au bec, il se rend à son arène favorite, rien à voir avec le Colisée cela dit. Un cercle au centre tracé sur un sol meuble. Une rangée de mastodontes entourant les adversaires en nage. Rien de pimpant, pas d’armures, peu d’armes, mais les poings suivis d’acclamations viriles. On s’engouffre plus intimement au cœur de la brutalité humaine. La chaleur est redoublée. Sa langue passe sur ses lèvres asséchées lorsqu’il localise son favori. « Mille pièces pour Orphée. » Bien en vue, le roi de la ville se positionne de telle sorte qu’on ne peut absolument pas éviter son regard de ferraille. « Gagnant, Gagnant buffet géant, s'il le vainc, je lui offre le double…pour le plaisir du geste. »

(C) AMIANTE

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MESSAGES : 142
INSCRIPTION : 23/07/2015
AVATAR : Travis Fimmel.
ALLÉGEANCE : Ceux qui paieront le mieux.
OCCUPATION : Combattant, revendeur de dopes.
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Orphée Santi
Message(#) Sujet: Re: FLESH AND BONES | NUDISTE BRANDILLEUR & REINE-CLAUDE Jeu 6 Aoû - 21:02


Il y a la parole, par-delà le brouhaha assourdissant des parieurs et des fous.
Lui, il écoute. Vaguement. Observe aisément trop.
Chaque visage est décortiqué. Du moins, ceux qui l’intéressent. Ceux auxquels il sait son existence rattachée. Son existence et ses poches trouées. Car les billets ne tombent jamais seuls, et lui compte remporter les combats de sa soirée. Pour un peu de viande à acheter et de quoi boire à ne plus pouvoir distinguer la femme de l'homme. Les êtres qu'il croisera deviendront l'absurde reflet de sa démence dissimulée.
Il expire.
Inspire.
Se concentre.
Les poings serrés et la gueule de biais.
Déjà, ses muscles du dos se tordent et l'envie de sang pourlèche son museau. Fauve balancé au milieu du cercle de terre battue. On y invite son concurrent et c'est sous une huée étourdissante que les hommes-bêtes se font face.
Ça l'amuse, un peu. De tourner autour de l'opposé, et de lui balancer, par ci par là, quelques coups vigoureux mais désordonnés. Loin de lui l'envie de faire traîner l'affront. Mais il aime explorer les aspérités des membres, plus encore remarquer les mines s’affaisser et la haine encombrer les portraits. Ainsi il continue. Un coup puis un autre. Il s'éloigne et revient sans cesse à la charge. Irritant celui qui maintenant tente de happer sa gorge ou bien son bras. Sa jambe, il se peut, s'il n'y fait pas attention.
D'abord un vertige, ensuite une rage. Il lit aisément aux travers les globes de l'adversaire.
Trop lent. Tellement lent.
Des biceps capables de lui briser la colonne d'une pichenette et un cou de bœuf.
Un poing du titan dans la gueule suffirait à l'écraser au sol. Orphée le conçoit. Le voit.
Alors de ses déambulations de chat, il esquive et s'évade. Il se tord et énerve.
C'est un sourire en fente qui balafre le joli blond. De ces sourires qui excitent, de ces sourires qui cependant laissent présager le pire derrière. Une intelligence vivace mise en exergue par la lueur des prunelles.
Les deux saphirs croisent ceux de jais. Le garçon lorgne une entrée. Il guigne les mouvements précipités de l'adversaire et tente d'y déceler la faiblesse. Un pas à droite et le flanc lui est tout offert. Désigné.
Un coup de pied percute la rate, un autre déboîte le genoux. L'adversaire flanche et Orphée s'écarte. Regarde. Savoure la douleur incruster les traits de son ennemi. Et il suffit d'une seconde et une deuxième. Une troisième et un soupir. Pour que les phalanges se décident à frapper la tempe du lourdot qui s'affale et gémit.
Les bras se soulèvent en direction des cieux, la victoire. La première. Elle ne devrait pas le ravir, n'a pas été méritée. Pour autant, il joue le jeu et remue les muscles. Tend la nuque et ses tendons.
Il sort de l'arène ridicule, ensuite. Laisse les deux nouveaux combattants s'abîmer les os.
Un mec réjouit lui donne une serviette qu'il accepte. Odeur de sueur et de clopes. Qu'importe. Il essuie ses joues et son front avec, là où perlent la transpiration et quelques larmes de sang.
Il redresse finalement le nez vers l'assemblée, et il le remarque. Lui qui fixe, lui qui consume presque sa peau. Il croit reconnaître l'homme, il marmonne un « qui sait » à celui ne l'ayant toujours pas lâché. Le gras du bide lui répond aux creux de l'oreille « celui qui met chaque fois un sacré paquet » ; alors Orphée n'esquisse pas le moindre geste. Pas la moindre expression susceptible de renseigner le lord sur ses intentions. Susceptible de l'avertir qu'il comprend.
Si un lord traîne dans le secteur, il n'est plus à l'abri. S'il sait où le trouver, il doit l'éradiquer.
Sans prévenir, le fauve échappe aux iris attentifs.
Il disparaît dans la masse mouvante. Jusqu'à atteindre la cible dans le dos – Orphée n'est pas idiot. Orphée est un salopard ne rechignant jamais à utiliser le leurre. Félonie et perfidie lui ont bien trop souvent sauvé les miches.
Une petite frappe sur l'épaule du Helsingor. Et avant qu'il n'ait eu le temps de tourner la figure, l'animal lui fiche la serviette devant les yeux et le tire à l'écart de la foule. Cognant, fort, les omoplates de l'homme contre un mur. Une pogne pressant la glotte pendant que la jumelle se suspend, un peu. Boule dure d'os et de chair prête à s'abattre s'il le jugera nécessaire.
Qu'est-ce que tu m'veux du gland.
Ce n'est même pas une question. Il ne réclame aucune espèce de réponse.
Orphée, il se contente de guigner à l'excès la trogne de la proie maintenue entre ses pattes.
J'sais que tu m'as suivi jusqu'ici. J'sais comment tu t'appelles et j'en ai vraiment rien à foutre tu comprends – non vraiment rien à foutre. Voix saccadée et crocs dévoilés.
Sous la colère, il y a les angoisses. Sous les angoisses, il y a la terreur d'un enfant piégé. D'un enfant ayant appris que chaque liberté acquise lui sera confisquée, à un moment ou un autre. Lorsque la sérénité voilera son âme.

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This is my least favorite life, who floats far above earth and stone. The nights that I twist on the rack, is the time that I feel most at home. We're wandering in the shade.

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