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 Omnes enim qui acceperint gladium, gladio peribunt.

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INSCRIPTION : 25/07/2015
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Puck Capulet
Message(#) Sujet: Omnes enim qui acceperint gladium, gladio peribunt. Dim 2 Aoû - 16:07

Omnes enim qui acceperint gladium, gladio peribunt
SILAS & IXION


Ixion piétine en contrebas de la forteresse. Ce n'est pas lui. C'est elle qui est immense. Elle affiche sa puissance, dans la pierre, le mortier, elle lui crache à la gueule ; on la dit imprenable, et il veut bien le croire. Il s'est incendié une cigarette, pour l'aspect, la contenance. Il n'a jamais vraiment fumé. C'est une manie comédienne, un costume aisé à enfiler et que le commun se partage facilement. Ça lui donne l'impression qu'il se fond sur l'horizon, qu'il appartient à un grand tout, et qu'ainsi on ne peut rien, spécifiquement, contre lui. C'est faux, naturellement, mais ça le distrait et lui fait oublier les regards qu'on pose sur lui depuis la porte principale. Six hommes, au moins pour les visibles. En son sein, Ixion sait bien qu'ils ne le fixent pas réellement, mais tout de même : ces yeux, possibles sinon inévitables, lui filent la nausée. Il lui semble que sa peau s'est faite transparente, et qu'il n'y a plus qu'à s'y pencher un peu pour entrevoir les fluides dont il est fait. Son absurdité confine à la bêtise. Il se rend malade d'imaginer qu'ils savent, qu'on le retient pour une raison funeste, que c'est le temps qu'il faut à ce que deux gaillards déboulent, l'embarquent dans une venelle pour l'envoyer au caniveau d'une balle dans le crâne. Le Cardinal dirait : Ixion, ce que tu fais s'appelle la vanité. Alors il grogne pour lui-même, entre ses dents serrées, et il se réprimande d'une braise qui vient lécher la paume. Son sifflement est tiède, et il tourne sur lui-même. Il cherche un signe de vie, d'activité, un indice qui mettrait fin à son attente. Son impatience n'est motivée par aucun grand dessein. Il joue seulement l'insatisfait, le capricieux, comme s'il était encore l'héritier Vovere. Mais, ça aussi, c'est faux, susurrent les limbes à son serment. Il peste un quelque chose amer.
- Vovere ? (ce n'est pas une question) Ramène-toi.
Il fait celui qui prend son temps, celui qui ne devenait pas fou qu'on le néglige. Si l'autre s'en aperçoit, il n'en dit rien. Il s'en fout, lui, pour peu que la journée soit calme et qu'on n'ait pas à aller se faire mourir pour des familles insanes.
- Laisse tes flingues ici.
Ils sont arrivés à la porte, gardée par huit comparses à l'oeil attentif. Ixion les interroge tour à tour sans jamais porter les mains à la ceinture. Il ne doute pas qu'ils sachent combien il en possède, combien d'armes sont venues avec lui. Mais se séparer de toutes lui coûte. Que ferait-il s'il en avait besoin ? Peut-on errer par les travers de Rome sans un tel arsenal ? La citadelle Montaigu est peut-être l'endroit le plus sûr de la cité, mais cette sécurité n'est pas pour lui.
- Je te suggère de tout laisser, ou c'est sur ton cadavre qu'on les récupèrera.
Le type parle d'un ton égal ; ça ne lui fera aucun mal de l'abattre comme un chien. En public, sûrement. Si Ixion nourrissait le moindre doute à ce propos, le voilà dissipé. Le poignet un peu trop lent pour ne pas exaspérer, il s'exécute. Il s'y reprend à deux fois pour décrocher le semi automatique. Il n'aime pas le poids dont cette perte le soulage. Il n'aime pas les iris figés sur lui. Il les attaquerait à la gorge, s'il le pouvait plus loin qu'en son esprit. Ce ne serait pas seulement stupide. Ce serait mortel. Finalement, le gars le pousse à l'intérieur.
- Au fond, à droite. Quitte pas la cour tant qu'on te dit pas de le faire.
Il marche. Il ignore qui il doit rencontrer. Le lieu. Et l'heure. Rien d'autre n'a filtré des lèvres cardinales. Il parvient déjà à la cour. Elle est déserte. Il a l'idée de gueuler un truc, mais le chuintement rassurant de la lame glissée entre ses côtes et son bras suffit à distraire son impatience anxieuse.  
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